Vivre l’écologie en famille

Vivre l’écologie en famille c’est possible? Voici l’experience d’une famille du Brabant Wallon – mère, père et deux enfants

« Dans notre vie de tous les jours, en tant que parents, famille et citoyens, on s’est demandé comment faire notre part aujourd’hui pour avoir un mode de vie qui soit compatible avec ce que la Terre peut nous offrir. 

On s’est demandé comment faire grandir nos enfants pour les préparer au monde de demain, celui dans lequel ils vivront et qui sera très probablement fort différent de celui qu’on connaît aujourd’hui.

Il nous semble important que nos enfants soient pleinement acteurs dans cette démarche, afin qu’ils n’aient pas à subir nos choix. Mais que ces choix soient porteurs de joie, de lien avec la nature et d’ouverture aux autres.

On se rend compte que de très nombreuses familles sont déjà investies dans cette démarche. Certaines allant même beaucoup plus loin que nous ! Et c’est encourageant et inspirant car ça nous donne d’autres bonnes idées pour réinventer la place harmonieuse de l’humain au sein de la nature.

On vous partage ici juste quelques idées.

On essaye d’agir sur notre consommation. Avant tout, c’est se satisfaire de moins. Est-ce que j’ai vraiment besoin d’acheter ce sac alors que j’en ai un qui est encore en bon état ? Est-ce que je vais changer d’ordinateur alors que le mien, bien que lent, fonctionne encore ?

C’est aussi acheter des choses de qualité et qui vont durer : jouets en bois, Lego, etc. plutôt que 36000 petits gadgets qui cassent à la première occasion. Quand on offre un cadeau à nos enfants, on leur dit souvent : « Quand tu seras adulte, ce jouet devra toujours être là ! Prends en soin car, de manière indirecte, ça vient de la nature qui n’est pas infinie. ».

Pour l’alimentation, on favorise les circuits courts, le bio, le local, et depuis peu on apporte nos sacs et nos boites en plastique pour l’achat en vrac, ce qui permet de réduire considérablement nos déchets. On cuisine beaucoup nous-mêmes. Ça prend évidemment plus de temps, mais on évite ainsi les produits industriels préparés, transformés et qui, avant même d’arriver dans notre cuisine, ont déjà une empreinte écologique gigantesque… et puis c’est surtout bien meilleur (pour la santé et au niveau du goût) !

Le transport est aussi un point sur lequel nous tentons d’agir. Nous n’avons qu’une voiture et l’utilisons le moins possible. Dans la mesure du possible, nous évitons l’avion et nous partons moins souvent en vacances. Par exemple, on a renoncé à partir loin en city-trip, et du coup on se fait plaisir en redécouvrant les magnifiques petits coins en Belgique ou France par exemple !

Spontanément, les enfants peuvent aller beaucoup plus loin que nous, et même nous entraîner dans de nouvelles initiatives.

La fille:

Il y a deux ans, à la suite d’une animation à l’école sur la mobilité douce, nous avons eu l’idée avec un ami de nous rendre à l’école à pied. Très vite, d’autres enfants du quartier de tous âges nous ont rejoints. Voilà comment est né notre « pédibus » ! Aujourd’hui, je ne suis plus dans la même école, mais chaque matin entre 15 et 20 enfants (dont mes petits frères) se retrouvent sur le chemin de l’école, encadrés par quelques parents. Ça permet d’éviter les trajets de dix voitures, mais surtout ça crée un chouette lien dans le quartier !

Le fils:

Je suis passionné de nature et d’oiseaux. L’été passé j’ai récolté des graines pour créer un potager. Notre jardin n’est pas très grand et on a donc dû réduire l’espace pour jouer au foot. Mais c’est un plaisir de mettre les mains dans la terre, de voir pousser nos semis et de récolter nos premiers radis. Notre petit potager devient aussi l’occasion de partager du temps ensemble en famille, avec les grands-parents et les amis.

Les parents : Le chemin à parcourir est encore très très long et nous devons accepter nos incohérences. N’attendons pas d’être parfaits pour commencer : chaque petit pas compte ! Nous terminons sur une citation que nous aimons beaucoup : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».

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