Embellisseurs de quartier

Un petit acte en faveur de l’environnement est devenu une riche expérience de dialogue interpersonnel, social et culturel.

Il y a deux ans, j’ai entendu un jeune adulte parler de la pollution des mégots de cigarettes dans la nature et de la façon dont, en tant que jeune entrepreneur, il a essayé de trouver une solution en produisant des cendriers avec le matériau de ces mégots.

Cette idée m’a tellement touché, aussi parce qu’elle contribue à un monde plus beau, que j’ai commencé à en parler à Riane, une femme turque et son fils, qui est gravement limité par une maladie métabolique.

Elle était également si enthousiaste à l’idée que j’ai spontanément proposé à Nilsar de ramasser des clopes.

L’idée a donc germé de recueillir des informations avec lui à la municipalité, où nous sommes devenus des « embellisseurs » bénévoles, avec le matériel nécessaire, gants, bâton de préhension, veste fluorescente et assurance, si quelque chose devait arriver pendant notre promenade. Les heures que nous avons passées ensemble ont été riches en échange, un bon exercice physique pour lui, en raison de sa maladie, et un sentiment spontané de bonheur qu’il pouvait apporter quelque chose de positif à l’environnement.

La période du coronavirus a interrompu notre activité pendant près d’un an.

Sa santé n’a pas permis de s’exposer à la contamination. Mais après avoir entendu parler du projet « DaretoCare », je me suis sentie encouragée à le recontacter. Ainsi, fin septembre, nous sommes sortis à nouveau et nous nous sommes promis une heure par semaine pour faire nos rondes. Sur le chemin, nous rencontrés des personnes qui ont prononcé des mots encourageants comme « Ce que vous faites est un travail vraiment significatif ! » Cela nous motive à continuer.

Les rues deviennent propres, nos conversations deviennent profondes et il y a un contact chaleureux avec sa famille.

La relation se développe à tel point que nous cherchons une nouvelle perspective dans sa vie : par exemple, un mouvement de jeunes handicapés. Nilsar est une personne très sociable qui a besoin de contacts sociaux : mais en raison de son handicap, il a peu de chances d’y parvenir.

Ce qui a commencé comme un petit acte en faveur de l’environnement est devenu une riche expérience de dialogue interpersonnel, social et culturel.

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